Cette question capitale conditionne le choix de votre équipement : le système à adopter, la méthode d’exploitation de l’énergie, les travaux à prévoir, l’approvisionnement, le coût et son impact sur l’environnement.

Vous avez ainsi à arbitrer entre le fioul, les combustibles solides (bois, granulés de bois, charbon), le gaz, le rayonnement solaire, l’aérothermie et la géothermie.

 Le fioul

Idéal pour les installations non raccordées à un réseau, le fioul domestique est une énergie propre grâce à l’évolution de la composition du produit et aux progrès techniques réalisés dans l’alliance brûleur-chaudière.

Points forts

  • La faible consommation des chaudières fioul haut rendement favorise l’installation de cuves de petites capacités qui permettent un gain de place considérable.
  • L’entretien et le nettoyage de l’installation se limitent à une intervention par an. Son prix est d’environ 130 à 150 € par an (contrat d’entretien)
  • L’approvisionnement et le règlement s’effectuent une à deux fois par an, lors de la livraison.
  • Les conditions de livraison sont plus simples grâce à un stockage sur mesure, dans des cuves qui se situent à l’extérieur ou à l’intérieur de l’habitation.
  • Un combustible économique pour les systèmes de chauffage central et de production d’eau chaude sanitaire.

Points faibles

  • La dépendance aux variations du prix du pétrole dont il est issu par raffinage.
  • Le fioul est une énergie fossile : comme tout carburant fossile, sa combustion libère du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, phénomène à l’origine de l’accroissement de l’effet de serre.
  • Mais cette combustion s’améliore nettement par la nouvelle technologie des brûleurs.
  • Energie fossile non renouvelable, l’extraction du pétrole épuise les stocks souterrains d’origine géologique qui ne se renouvellent pas.

Les combustibles solides

Le terme combustible solide comprend les matières dites traditionnelles comme le bois, le charbon, mais aussi le granulé bois qui est un combustible nouvelle génération qui se fabrique à partir de sciure et de copeaux de bois qu’on compresse pour obtenir un matériau homogène et compact.

Points forts

  • Les combustibles solides offrent un bon niveau de rendement, un confort agréable, et s’utilisent le plus souvent pour les installations domestiques.
  • Les chaudières bois et granulés bois peuvent se combiner.
  • Le bois en bûche est l’une des énergies les moins chères : son coût annuel est d’environ 320 € pour une maison de 120 m².
  • Le bois est une énergie 100 % naturelle.

Les granulés bois

  • Les granulés bois possèdent une granulométrie et une humidité constantes qui en font une matière inflammable, facile d’utilisation.
  • Ils se livrent à partir d’un camion-citerne puis se stockent à l’intérieur de l’habitation dans des silos de stockage offrant une autonomie d’un an selon leur volume.
  • Les chaudières à granulés bois s’alimentent automatiquement par le biais d’une vis sans fin qu’on installe entre le silo de stockage et la chaudière.
  • Leur utilisation représente un coût annuel d’environ 420 € pour une maison de 120 m².

Points faibles

  • Le bois et le charbon sont soumis à des impératifs d’approvisionnement et de stockage.
  • Le charbon est une énergie fossile : les impuretés rejetées lors de sa combustion, le souffre notamment, sont une importante source de pollution. Energie fossile non renouvelable, son extraction épuise les stocks souterrains d’origine géologique qui ne se renouvellent pas.

Le gaz

Assurant le chauffage harmonieux de volumes importants, l’énergie gaz a su s’imposer dans de nombreux foyers.

Points forts

  • Toutes les installations de chauffage au gaz sont équipées de systèmes de sécurité.
  • Le gaz assure une température ambiante constante.
  • Le gaz ne génère aucune poussière et un minimum d’odeur.
  • Pour les utilisateurs reliés à un réseau, le règlement s’effectue le plus souvent par mensualités.
  • Le gaz est également accessible aux habitations non raccordées au gaz réseau par le stockage de GPL (butane, propane) dans des citernes apparentes ou enfouies.
  • Pour les habitations non raccordées, le règlement s’effectue à la livraison du combustible, une ou deux fois par an.

Points faibles

  • Le prix du gaz peut fluctuer toute l’année : cela implique une gestion du budget énergie pour les utilisateurs non raccordés au gaz réseau.
  • La nature volatile du gaz donne lieu à des règles d’installation très strictes.

L’énergie solaire

L’énergie émise par le soleil voyage jusqu’à la terre sous forme de rayonnement électromagnétique, semblable aux ondes radioélectriques mais possédant une gamme de fréquences différentes.

Une partie de cette énergie solaire est absorbée lorsque le rayonnement traverse l’atmosphère terrestre.

La quantité d’énergie véhiculée est importante et atteint environ 1000 W/m².

Points forts

  • Ecologique par excellence, l’énergie solaire thermique ne produit aucune émission de gaz à effet de serre. En optant pour le solaire, vous participez à la sauvegarde de l’environnement.
  • Le solaire ne requiert aucune condition de stockage.
  • L’énergie émanant du soleil est gratuite : les seuls coûts sont liés à l’installation initiale et à son entretien (parfois élevé).
  • Les nouvelles générations de systèmes solaires permettent une optimisation de l’utilisation de l’énergie solaire qui leur donne l’avantage d’être utilisés dans les régions faiblement ensoleillées.
  • La possibilité de combinaison d’un système solaire avec un chauffage classique.

Points faibles

  • La quantité d’énergie récupérée est soumise aux conditions météorologiques : lorsque l’énergie solaire est insuffisante, l’appoint d’une autre énergie peut s’avérer nécessaire.
  • Ce type d’installation coûte assez cher et est souvent rejeté au bénéfice d’autres systèmes.

Pompes à chaleur

Pour prélever la chaleur dans la nature, il existe également deux principes majeurs : l’aérothermie et la géothermie.

Reposant sur l’énergie captée dans l’air, l’aérothermie consiste à capter les calories dans l’air extérieur grâce à une pompe à chaleur.

Le chauffage est assuré par l’intermédiaire d’un circuit hydraulique alimentant un plancher chauffant/rafraîchissant, des radiateurs ou des ventilo-convecteurs.

Points forts

  • Cette solution est facile à mettre en œuvre, car elle ne nécessite pas de surface de captage.
  • Elle répond aux attentes environnementales qui visent à lutter contre l’effet de serre et la réduction des consommations énergétiques.
  • Aucune émission de gaz polluants.
  • Chauffe l’habitation en hiver et rafraichît en été (système de pompe à chaleur réversible).

Points faibles

  • L’emplacement de la pompe à chaleur est à choisir avec soin, à l’abri des vents dominants et dans un lieu compatible avec les exigences de l’environnement (intégration dans le site, niveau sonore).
  • Il est nécessaire de prévoir un dégagement tout autour de la pompe à chaleur afin d’effectuer les opérations de raccordement, de mise en service et d’entretien.
  • Un COP limité lorsque les températures sont négatives.

La géothermie

Reposant sur l’énergie puisée dans la terre, la géothermie consiste à puiser la chaleur présente dans le sol à travers des capteurs verticaux ou horizontaux, selon la configuration du terrain :

  • En captage horizontal, l’énergie se récupère par des capteurs qui se trouvent à 80 à 120 cm de profondeur. La terre dégage de l’énergie et de l’eau circule dans ce réseau, véhiculant ainsi cette énergie vers une pompe à chaleur qui la valorise en la restituant sous forme d’eau chaude pour le chauffage.
  • En captage vertical, une sonde s’enterre dans un forage pouvant aller jusqu’à 100 m de profondeur. Elle récupère l’énergie inépuisable de la terre. L’énergie puisée est ainsi valorisée pour le chauffage de la maison.
  • En captage vertical, avec puisage d’eau directement dans la nappe phréatique, la pompe à chaleur assure une température constante pour chauffer votre logement.

 Points forts

  • Le système est performant, ce qui génère des économies d’énergie considérables.
  • Possibilité de programmer son confort selon la saison.
  • L’eau de la nappe ne se consomme pas et se restitue à son milieu naturel. Ce principe donne à la géothermie tout le caractère d’un système de production de chaleur écologique.

Points faibles

  • Les investissements initiaux sont importants mais se réduisent grâce aux crédits d’impôt.
  • La surface de terrain nécessaire pour une installation à captage horizontal est importante, soit environ 2 fois la surface habitable à chauffer.
  • Il faut la réaliser dans les règles de l’art pour éviter les problèmes.

Une exploitation verticale nécessite des démarches administratives concernant la protection du sous-sol (déclaration de sondage à la DRIRE, loi sur l’eau…).